Alors que les mouvements de solidarité face à l'indicible sont quasi mondiaux, les Français restent partagés : ils l'étaient avant et le seront sans doute après. Mme Le Pen n'est pas venue à Paris ce dimanche ? Mais qu'elle reste donc chez elle à bouder avec son staff, ses électeurs, eux, ont été cordialement invités comme l'ont été tous les citoyens et hôtes de ce beau pays.
Pyroman le dit bien mieux que je ne saurais le faire :
"À certains moments [,] citoyens, il faut arrêter de jouer petits bras et saisir l'occasion de marcher pour montrer ce qu'est un peuple réuni derrière ses valeurs incompressibles."
La formule "Je suis Charlie" n'est que le fruit du hasard, née comme ce genre de cris de désarroi et de guerre naissent : quelqu'un la dit, un autre la répète et ça finit par faire boule de neige. Le mot d'ordre n'a aucune importance en tant que tel : c'est son effet, le ralliement des gens autour d'une protestation et d'un deuil collectif qui compte. Le reste – c'est le cas de le dire – n'est que littérature.





