mercredi 15 octobre 2014

My Taylor is Fitch !

Fitch précise qu'elle prendra sa décision d'abaisser ou non la note d'ici le 12 décembre, date prévue du prochain examen de la France pour cette agence. Elle pourrait passer à l'acte, via un abaissement de la note d'un cran, si aucune amélioration n'est constatée dans la maîtrise de la dette publique une fois que la Commission européenne aura donné son avis. Fitch indique ainsi qu'elle sera très attentive à toute nouvelle mesure de réforme structurelle qui serait annoncée par le gouvernement d'ici décembre.

Il n'y a pas grand-chose à commenter : c'est une agence de notation qui va déterminer la politique économique de la France ces deux prochains mois. On prévoit une embellie dans le textile, et notamment dans le taillage de costumes !

On se demande tout de même quel pourrait être le contre-poids à un tel pouvoir, qui peut remettre en question certaines décisions démocratiquement prises, comme une politique sociale conséquente par exemple et, finalement, un État fondé sur le bien public.

Or, la "réforme structurelle" est une jolie expression de la bienpensance économique - peu vannée mais très répandue - qui autorise, par exemple, la Commission Européenne de recommander à la France (en 2013) :

 - De diminuer les charges salariales, tout en restant dans les contraintes budgétaires du Tscg (déficit public nul requis par l'article 4, dés 2013), en assurant le financement à long terme (Cades) du système de retraites (dont le déficit en Mars 2013 est estimé à l'horizon 2017 à 21 Milliards ), celui de l'assurance chômage dont le déficit s'élèverait fin 2013 à 18 milliards d'euros et celui de la sécurité sociale, dont la prévision de déficit pour la seule année 2013 est de 14,3 Milliards d'Euros et dont le déficit cumulé est en 2013 de l'ordre de 160 Milliards d'Euros.


- D'augmenter la concurrence dans certains secteurs comme : le transport ferroviaire, le marché de l'électricité.


- De favoriser l'accès à certaines professions, qui serait trop difficile : avocats, vétérinaires...


sur > Wikipédia (avec la mention des sources)

Ainsi, ces deux prochains mois et sans doute pendant un temps indéfini, les sociaux-démocrates français doivent cesser de l'être, démocrates et sociaux, la nomination d'un banquier à l'Économie, fût-il "socialiste", ayant certainement déjà permis à Fitch de "constater une amélioration" : ne reste plus qu'à mettre en œuvre les "réformes structurelles" mentionnées, et le costard de la gauche française sera taillé pour longtemps. Mais qu'elle se rassure : après blairification et schröderisation, ceux des camarades européens sont encore vachement tendance !







Le "socialiste moderne" selon Pascal Lamy, ancien directeur de l'OMC,
interrogé par Jean-Jacques Bourdin (BFM/RMC, 29 août 2014)

 

 Commentaires de l'Obs






Salut SK !

Nous avons aimé ce titre (dès passage sur trac)... nous adorerons les conséquences !

Peut-être pas. J'entendais tout à l'heure un commentaire d'observateur de l'économie (ou peut-être d'économiste) se résumant à ceci : St & Poors a fait le coup du AA tendance négative... et les investisseurs n'ont pas changé leur politique de très bas taux d'intérêts alors que pour l'Espagne et l'Italie ce n'est pas le cas.

Cela voudrait dire que l'économie réelle (ou la finance ?) se contrefiche des avis de ces agences (créées me semble-t-il pour observer et noter des banques et des entreprises). Si un Etat (la France) est une "entreprise" (certains veulent que ce soit un "ménage", prudent et économe) et si la "comptabilité publique" s'assimile aux comptes d'une entreprise, alors il faut comme les investisseurs et prêteurs le font, juger de la solvabilité de ce pays, de ses patrimoines et du bas de laine de l'épargne et de l'assurance-vie... Et ça, c'est du AA+, voire du AAA !...
Écrit par : BL | 15 octobre 2014






Salut à vous, BL ! - D'après ce que j'ai lu, l'agence de notation Fitch existe depuis 1913 ! - Ces agences ne facturent pas les études débouchant sur les notations aux États (encore heureux), mais à ceux qui les commandent : entreprises, banques, "investisseurs"... - L'étendue de leur pouvoir est à discuter, bien sûr, mais dans la constellation économique actuelle, j'ai l'impression qu'il est assez conséquent. Les tergiversations du président Hollande, coincé entre ses promesses et la pérennité de la "crise" (cette contradictio in adjecto, une crise étant par définition ponctuelle), semblent le confirmer : il est, sans doute un peu malgré lui, en voie de blairification/schröderisation !


Écrit par : sk | 15 octobre 2014






Oui SK : une mutation, en fait. Un monde qui n'est plus le monde bipolaire (géographiquement et idéologiquement) et son "tiers-monde". Et, en 2008 une "crise" financière accélérant les effets de cette mutation, notamment là où on est resté sur les (bon) vieux schémas. Hollande tergiverse, c'est hélas vrai, mais il l'a senti et l'a pris en compte, ce qui est nouveau au niveau du "Pouvoir" en France. Et le pays, parfois le "pays profond" ne cesse de ruer dans les brancards (genre "bonnets rouges"), les corporatismes s'accentuent, les menaces "sociales" (exemple : la trouille du blocage du pays par les transporteurs routiers), les élections qui se succèdent dans ce pays fragilisant de fait l'action limitée à cinq années d'un exécutif... fait que le président tergiverse.

Ce à quoi j'ajouterai que les dix-huit premiers mois du présent quinquennat n'ont pas été mis à profit pour vraiment entrer dans "le structurel" (dommage) et ont été obérés par un choix éminement "politicien" d'installation se voulant équilibrée (tendances idéologiques, courants politiques, territoires...) des gouvernants, mais peu cohérente, lourde, peu lisible...
Écrit par : BL | 15 octobre 2014 |







Bonjour sk et BL: Ce pouvoir des agences de notation est assez conséquent puisqu'il a et aura des répercussions sur la vie de certaines catégories sociales ...et pas des mieux loties ! Quant aux promesses, vaï ! S'attaquer à la fraude fiscale, à la fraude sur les cotisations sociales, plutôt que rogner sur des bouts de chandelle eut été beaucoup plus courageux et plus bénéfique , non seulement financièrement mais en terme d'image et même symboliquement....Nous n 'avons pas élu un gouvernement de gauche pour assister à une telle errance . Moi, je suis retournée vers mes premières amours et je milite pour une sixième République, nous sommes au bout de ce système alors changeons !


Écrit par : anneza | 15 octobre 2014 |







Pourquoi les "marchés" conservent-ils - nonobstant les prévisions pessimistes et les menaces d'abaissement de la moyenne trimestrielle avec changement de classe de La France par "leurs" propres agences de notation américaines - un taux d'intérêt aussi modeste appliqué à la Dette ? (on aura
remarqué que ce taux est fixé unilatéralement par le prêteur et non contractuellement - ce qui est
une disposition totalement exorbitante du droit - et qu'il peut évoluer au gré de la fantaisie du prêteur
pour des raisons diverses, rationnelles (marché monétaire mondial) et irrationnelles (confiance ou non)
Pourquoi ?..Tout simplement (je l'ai encore écrit avant hier) pour que l'Etat français ne se tourne pas
vers ses propres épargnants (qui ont les moyens) pour s'autofinancer, à la manière des japonais !..
A condition que les épargnants français (assurances-vie, épargne sur livret..1800 milliards) soient
aussi "patriotes" que les japonais et ne regardent pas le naufrage de leur pays comme s'ils étaient hors sol, pas concernés par ce naufrage qui serait - bien entendu - seulement de la faute des gouvernants !
On ne peut pas vivre en France, mettre ses enfants à l'école gratuite, se soigner gratos, utiliser les infrastructures, etc..et "regarder ce qui se passe par le fenêtre du train"..
Une partie de cette épargne (bancaire) se retrouve déjà dans l'énorme marmite de moyens financiers
prêtés par les "marchés" aux Etats mais à hauteur de 15% peut être ?..Y a beaucoup d'argent "recyclé"
aussi..On trouve de tout à la City et dans les caisses de Clearstream ! les "templiers modernes" !
Si les "marchés" augmentaient leur taux de 1,25 à 3% par exemple, dès demain, la France pourrait
faire appel à l'épargne de ses citoyens - en direct - par un emprunt national contingenté à 3% taux fixe et, progressivement, rembourser sa dette, baisser son encours et ses charges de remboursement..
C'est ce que BL qualifie de "solvabilité"..L'Etat n'est pas obligé de refaire le coup de la vente des autoroutes,(on en voit les conséquences aujourd'hui) de ses participations à EDF, SNCF, bref de se
retirer du "patrimoine public", seul patrimoine de la collectivité, pour graisser ses racketteurs privés..
Salut à vous.


Écrit par : hubert41 | 15 octobre 2014 |







Lamy "le socialiste moderne" face au "journaliste moderne" Bourdin.


Écrit par : Benoît | 15 octobre 2014







"c'est une agence de notation qui va déterminer la politique économique de la France ces deux prochains mois" ce n'est pas vraiment ça, elle juge seulement de la solvabilité pour les futurs emprunts, le problème vient de l'importance qu'on apporte ou pas à ces notations d'agence, il s'avère que pour l'instant la France emprunte à des taux très bas.
La véritable ingérence, c'est la Commission, qui crie au scandale pour notre déficit de 4% mais ne moufte pas pour les 5,5% britanniques -oui, mais ils sont hors euro-.

Ceci étant, indépendamment des instituts de notation et de la Commission, IL EST VRAI qu'une dette cumulée de 2 000 000 000 000 euros est insoutenable, et que le déséquilibre recettes/dépenses des budgets publics est de l'ordre de 25% (plus significatif que de le rapporter au PIB ce qui mesure la solvabilité et non l'équilibre réel). DONC comme les prélèvements sont en butée -ou plutôt ils ont crevé les plafonds imaginables- il va falloir réduire la dépense tôt ou tard ou déposer le bilan (à propos, on ne rembourse jamais le capital emprunté, c'est du revolving permanent). A moins de faire tourner la planche à billets, ah mais non, on ne l'a plus.
Écrit par : nolats | 15 octobre 2014







Oui et non ("jein" en allemand). Le texte du Parisien dit : "Elle [Fitch] pourrait passer à l'acte, via un abaissement de la note d'un cran, si aucune amélioration n'est constatée dans la maîtrise de la dette publique une fois que la Commission européenne aura donné son avis." - OK, mais : "elle sera très attentive à toute nouvelle mesure de réforme structurelle qui serait annoncée par le gouvernement d'ici décembre [date à laquelle Fitch fait une nouvelle évaluation]." Et maintenant lisez les déclarations de M. Macron, datés de ce jour.

Le Point qui reprend une note AFP écrit en intro : "Une partie des mesures prévues dans le projet de loi pour l'activité préparé par le ministre de l'Économie Emmanuel Macron et notamment consacré aux professions réglementées doit être présentée mercredi en conseil des ministres, a indiqué son entourage. "Une partie des mesures de la loi pour l'activité sera présentée en conseil des ministres demain", a indiqué mardi l'entourage d'Emmanuel Macron, sans préciser de quelle partie il s'agissait. Le ministre tiendra une conférence de presse à l'issue du conseil. "Le texte dans son intégralité sera présenté en décembre", a précisé la même source." - Décembre, vous avez dit décembre ?

> http://www.lepoint.fr/economie/la-loi-pour-l-activite-se-devoile-mercredi-en-conseil-des-ministres-15-10-2014-1872512_28.php

Le Monde commente également : > http://www.lemonde.fr/politique/article/2014/10/15/le-projet-de-loi-d-emmanuel-macron-contre-les-trois-maladies-francaises_4506396_823448.html

Ce que simplement je constate, c'est la "coïncidence" des dates - la "réactivité" de M. le (nouveau) Ministre - qui peut laisser penser qu'il y a prise d'influence. La formule par vous annotée est sans doute exagérée, mais tout de même... Dans ce domaine particulier, la Commission n'est là que pour faire respecter les lois (ou plutôt le "anything goes") de l'économie libérale via la réduction des "dépenses" mais aussi des "freins" de l'État (social !) : ses admonestations ne sont donc pas vraiment le fruit d'un pouvoir indépendant, mais l'un des "effets" de cette prise d'influence, pour laquelle Fitch et al. figurent, quant à eux, des "indicateurs" (des "warnings"). Le vrai pouvoir économique est évidemment ailleurs, mais ça on le savait déjà, non ?
Écrit par : sk | 15 octobre 2014






Je pense que les instituts de notation ne sont que l'un des choristes d'une partition monophonique libérale, et il est bien évident que les "réformes de structure" préconisées visent au désengagement de l'état à à la réduction de la protection sociale.
On notera toutefois que lorsque ces protections ont été instaurées (Front Populaire, Libération, etc.) elles étaient à l'origine équilibrées en terme de financement/dépense, ce qui n'est plus le cas pour raisons démographiques et de conjoncture économique. En 1970 il y avait 2,5 actifs pour 1 retraité, à terme on tend vers 1,5 actif pour 1 retraité. En 1976, les mesures d'indemnisation du chômage concernait 300 000 personnes, quand elles en concernent 3 millions aujourd'hui. Idem le RMI qui était versé à 200 000 personnes à la fin des années 80 pour 2 millions aujourd'hui, et était destiné à constituer un relai temporaire, alors qu'il devient une situation pérenne. Bref, c'est le "taux d'actifs réellement en activité" qui est le nœud du problème, les emplois diminuent et les demandeurs de travail augmentent, tout le reste en découle. Rien ne se résoudra sans créer 3 millions d'emplois dans le pays -eh oui, pas quelques milliers, ni dizaines de milliers, ni centaines de milliers-. Les cyniques diront que dans l'histoire, il existait deux autres issues, une bonne guerre ou une grave épidémie.


Écrit par : nolats | 15 octobre 2014






Salut sk,

je suis étonné que vous vous étonniez et même indigniez de cela ainsi que quelques autres d'ailleurs. Je ne vais pas une fois de plus citer Bossuet sur les causes qu'on chérit et les conséquences qu'on déplore, mais pourtant c'est bien de cela qu'il s'agit.
La France a choisi d'aliéner des pans entiers de sa souveraineté et il est donc logique qu'elle doive désormais se plier à des règles "supérieures " dictées d'ailleurs. Les agences de notation elles ne sont que des indicateurs d'un processus, une espèce de maitre hors sol qui donne des notes destinées éclairer des investisseurs qui les paient pour cela. Et ces notes ont la sanction du respect de normes supranationales auxquelles la France a accepté de se soumettre en signant des traités.
Le point d'orgue de la perte volontaire de souveraineté a été Maastricht, le traité constitutionnel rejeté par les Français mais remis au gout du jour par gauche et droite de gouvernement confondus n'étant que la suite logique du premier. Un autre événement se rapproche et qui consolidera cette situation, empêchera même à terme de négocier avec une commission bruxelloise même pas élue (eh oui vous parlez de démocratie, mais c'est au sein même de nos institutions qu'il faut aller voir le déficit), sera le traité transatlantique qui achèvera de détruire un modèle social français en voie de démolition. A ce propos je voudrai rappeler à ceux qui pleuraient parce que la droite voulait détruire ce modèle sous le gouvernement précédent, que c'est la gauche qui s'y attaque le mieux. Mais chuuut!

Voilà nous sommes sur une pente descendante qu'il n'est plus question de remonter dès lors que des choix politiques ont été faits et qu'il devient de plus en plus difficile de dénoncer à mesure que le temps passe et que le processus nous étreint davantage chaque jour.
Et le agences de notation ne sont là-dedans que des éléments purement anecdotiques.
Écrit par : Vlad | 15 octobre 2014







Salut Vlad ! - Non, plus vraiment étonné, et dans ce registre, le temps de l'indignation est déjà loin, même si quelquefois le comique de répétition ne me fait plus rire. - Une discussion sur l'Europe serait difficile entre nous, car je reste - pour des raisons quelque peu idéalistes qui ne résistent sans doute pas à l'analyse - un Européen convaincu, mais peut-être sommes-nous d'accord pour déplorer la tournure que les choses ont prise. Et malheureusement, il y a de fortes chances pour que nous ne soyons plus là pour "constater une amélioration", comme dirait Fitch. Peut-être nos enfants...

La "mondialisation" est en marche depuis longtemps. Lorsqu'elle fut officiellement déclarée, le tour avait déjà été joué, je veux dire : depuis longtemps les économies nationales n'avaient plus qu'une autonomie très relative, ce qui se répercutait forcément sur leur souveraineté, n'étant plus à l'abri des effets néfastes de crises comme celles de 1929 et de 1973 : bien sûr, elles étaient encore à même d'adopter des solutions "individuelles", ce qui aujourd'hui - Europe libérale ou pas - me semblerait bien plus difficile. Mais ça se discute bien sûr...

Pour Fitch, c'est ce paragraphe du Parisien, lu hier soir, qui m'a fait tiquer, d'autant que je cherchais à comprendre le jeu de chaises musicales entre les M&M&M's : MM. Montebourg, Macron et Moscovici. - Entre la perspective négative de Standard & Poor’s vendredi dernier et la "menace" de Fitch ce mardi, notre banquier de ministre a été tout de même d'une réactivité "étonnante" (là je reconnais !)...
Écrit par : sk | 15 octobre 2014






Je ne retrouve plus le passage où Althusser explique que dès les années cinquante, quand se sont imposés dans les pays occidentaux des sociétés de type libéral social (début des trente glorieuses et de ce qu’on appelle à mon avis faussement état providence), des économistes du monde entier (libre) se sont mis à travailler d’arrache pied , autour de gens comme Hayek, pour redonner à l’économie la liberté et l’influence qu’elle avait perdues.

Ce fut l’origine des produits dérivés qui ont petit à petit attiré l’épargne mondiale. Dérivés à ce point à un moment donné qu’on ne savait plus de quoi ni vers quoi ils dérivaient et on en connaît les conséquences avec la crise de 2008.

Le changement radical survenu au cours de ce qu’on pourrait appeler les trente douloureuses a provoqué une chômage de masse qui est devenu bel et bien désormais une donnée structurelle de l’économie, la conjoncture n’apportant que des mouvements en hausse et en baisse et qui plus est, à la marge.

La peur de perdre son emploi devient évidemment un frein à toute revendication et les syndicats souvent n’interviennent plus qu’en aval d’une décision (restructuration ou fermeture). S’ils interviennent en amont, ils sont immédiatement montrés du doigt par l’opinion publique.

Mais comme cela ne suffit pas, revient souvent une demande de l’OCDE et d’autres institutions financières de supprimer le smic. Si elle n’a pas abouti jusqu’ici, elle a eu au moins l’avantage de créer la division entre les smicards et ceux qui malheureusement sont devenus dans le vocabulaire courant les “assistés”.

Une autre conséquence d’une mondialisation ultra-libérale, une immigration de masse qui elle aussi est devenue structurelle de nos sociétés démocratiques*. Et là, rebelotte : jouer sur la division entre les “natifs” et les immigrés.
_______
*Quelques exceptions d’un immigration de type conjoncturel : les révolutions arabes et le sort des chrétiens en Irak. Vraiment à la marge.
Écrit par : Benoît | 15 octobre 2014







J'avais plutôt compris que ce n'est pas le SMIC en lui-même qui est en ligne de mire des institutions internationales, mais sont niveau trop élevé par rapport au salaire médian, rendant "économiquement non rentable" de nombreuses activités.
Il y a eu des pistes du genre "smic jeune", sans suite.
Il y a des combines, comme l'emploi d'apprentis dans des emplois productifs (par exemple dans la coiffure parait-il), les faux temps partiels (par exemple 32h déclarées mais 40 effectuées), les salariés incités à se déclarer comme autoentreprise (dans certains métiers du bâtiment par exemple), et évidemment le travail non déclaré (5%, 10%? nul ne sait).


Écrit par : nolats | 19 octobre 2014 |



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