dimanche 29 septembre 2013
Remplissage
mardi 24 septembre 2013
Bundestag 2013 (3) | L'amer triomphe
dimanche 22 septembre 2013
Bundestag 2013 (2) | A voté
mardi 17 septembre 2013
Bundestag 2013 (1) | Comme un malaise ?
lundi 16 septembre 2013
Aux fascistes larvés
Les fascistes, il y en a de tous bords, dans toutes les directions du vent : ce sont souvent des gens sympathiques, des gens ordinaires, des gens bien de chez nous.
- Mais nous, c'est qui ? Chez nous c'est où ?
C'est un petit bonhomme avec une méchante valise qui pose la question. Ses traits sont tirés, son costume défraîchi. Puis, d'un étui antique, il sort un violon et commence à jouer...

Qu'est-ce qu'un fasciste ? - L'Europe en a connu de toutes sortes : des petits, des grands, des jeunes, des vieux, des travailleurs, des oisifs, des riches, des pauvres. Il y en a eu dans tous les pays d'Europe, parfois un peu moins, parfois beaucoup plus.
- Mais dis, Monsieur, c'est quoi, un fasciste ?
C'est l'enfant qui insiste puisqu'il ne comprend pas ce mot.
Un fasciste, c'est un homme bien rangé, même si la réciproque n'est pas obligatoirement vraie. Il éduque ses enfants dans la foi et la morale, sa femme est toujours de son avis, il respecte l'autorité et la voie hiérarchique. Un fasciste passe beaucoup de temps dans les bureaux où il veille à ce que tout soit normal, à ce que rien ne sorte de l'ordinaire. Il veut que tout soit bien rangé, que chaque chose soit à sa place. Et le soir, il rejoint ses camarades à l'auberge, où une table lui est toujours réservée : il y parle politique, évoque la grandeur de la Nation, fustige ses ennemis, les civilisations inférieures, les apatrides, la vermine. Car, dit-il souvent, la patrie est en danger, et il donnerait surement son sang pour elle, si le devoir ne l'appelait pas à son poste dans l'administration pour veiller à ce que tout soit normal, à ce que rien ne sorte de l'ordinaire. Et puisqu'il faut bien quelqu'un pour tout organiser.
mercredi 4 septembre 2013
Quelques mots sur la guerre
„Der Krieg ist eine bloße Fortsetzung der Politik mit anderen Mitteln“
(Carl von Clausewitz, 1780-1831, in: Vom Kriege - De la guerre)
Je me souviens du 19 janvier 1991. Il faisait froid à Paris, mais ça commençait à chauffer ailleurs. Ce fut le début de l'une des premières guerres retransmises en continu sur une chaîne d'information, dont les images étaient reprises par toutes les télévisions du monde. Je crois même que la création des autres chaînes d'information continue a été largement inspirée par le "succès" de ces images-là [**]. On offrait ce qu'on appelait du "terrain" à des "couch potatoes", comme disent les Américains. Images embedded garanties night vision !
vendredi 30 août 2013
Une seconde !
mardi 20 août 2013
Election Blues
Dans un mois (le 22 septembre 2013), les citoyens allemands élisent le nouveau Bundestag. Selon les sondages, l'actuelle chancelière chrétienne-démocrate Merkel ("Angie") va repasser les doigts dans le nez. Autant dire que le déplacement jusqu'à l'isoloir devrait prendre, aux yeux de l'électeur moyen, l'allure d'une corvée parfaitement inutile...
Mme Merkel passera ou bien avec le concours des libéraux du FDP, si ceux-ci - en nette perte de vitesse - franchissent la barre des 5% nécessaires pour entrer au parlement et si une coalition CDU/FDP obtient à nouveau la majorité des voix, ou bien - avec une plus grande probabilité - dans le cadre d'une "grande coalition" avec les sociaux-démocrates du SPD qui fourniront alors le vice-chancelier, en principe le candidat Peer Steinbrück.
Ce qui pose un réel problème pour la démocratie, c'est que ces élections allemandes semblent jouées d'avance, non seulement pour les sondeurs, mais pour tous les commentateurs et sans doute également pour l'électorat de base, de telle sorte que, si les affiches électorales fleurissent un peu partout avec de splendides têtes à claques et des slogans à coucher dehors, il n'y pas pour autant de véritable campagne, de vrais débats électoraux où les thèmes importants pour les uns et les autres soient mis sur la table...
L'Allemagne contemporaine qui se veut - sans doute à juste titre - une "démocratie exemplaire" illustre involontairement une évolution tendant à niveler les différences traditionnelles entre la "droite" et la "gauche", en excluant par ailleurs tout courant politique qualifié d'extrémiste, condamnant donc par avance toute alternative politique, toute véritable alternance au sein du système établi...










