~ note commencée le 18, actualisée le 19 mars 2011 ~
(derniers développements à la fin de l'article)
Flux d'actualité : [Al Jazeera] [France 24] [Le Monde] [Guardian] [Spiegel]
[00:00] Le Conseil de Sécurité des Nations Unies a voté voici 25 minutes à New York. Avec 10 voix pour et 5 abstentions (Chine, Russie, Allemagne, Inde, Brésil), la résolution n°1973 imposant une zone d'exclusion aérienne sur le territoire libyen et d'autres mesures nécessaires pour protéger la population civile, à l'exception d'une intervention terrestre, vient donc d'être adoptée. [PDF anglais] [version française]
Selon un certain nombre de déclarations, la zone de non-vol pourrait être en place dans quelques heures. On devine que les militaires sont en état d'alerte maximale. Il s'agit maintenant de s'accorder, de mettre au point les derniers ajustements qui ne seront certainement pas criés sur les toits.
On peut craindre que le colonel K. prenne en otage les journalistes "invités" à Tripoli. Mais aussi qu'il prenne des mesures de rétorsion extrêmes, dont lui seul a le secret. Il a menacé de transformer la Libye en nouveau Vietnam. La situation afghane n'est pas non plus pour rassurer sur l'issue de cette confrontation, qui peut sembler "jouée d'avance". Or, aucune guerre ne l'est. Et il s'agit bien d'une déclaration de guerre (certes implicite) que les Nations Unies viennent de lancer au colonel K.
Une autre possibilité, déjà évoquée il y a quelque temps, est l'élimination pure et simple du colonel K. par son entourage. A l'image de l'empereur Néron, démis par le Sénat romain et poussé au suicide. Ce fut alors une opération de "salut public". Aujourd'hui, il suffirait de mettre le colonel aux arrêts et d'attendre la suite. Un possible massacre serait évité, et l'honneur des militaires libyens sauf.
[00:45] Une conférence de presse tenue par le vice-ministre libyen des Affaires étrangères, Khalid Kaim, vient de s'achever : Après avoir pris connaissance de la résolution de l'ONU, le régime semble disposé à collaborer avec les instances internationales pour "venir en aide" à la population civile et se dit prêt à réagir "positivement" à la décision prise par le Conseil de Sécurité. Ce n'est pas vraiment le même son de cloche que tout à l'heure (voir, au bas de la page, l'intervention du colonel K.). - L'AFP résume d'autres propos du vice-ministre : la Libye est prête pour un cessez-le-feu contre l'insurrection, mais demande de discuter auparavant des détails de sa mise en œuvre. Il [le vice-ministre] juge que la résolution de l'ONU menace l'unité du pays et constitue un "appel aux Libyens à s'entretuer".
[01:10] En bras de chemise, la foule exaltée dans le dos, Tony Birtley d'Al Jazeera est à bout de souffle dans la liesse nocturne de Benghazi. Probablement est-il lui aussi content d'avoir échappé au coup de force annoncé, et désormais impossible. Personne ne le blâmera. Mais on peut s'inquiéter pour Anita McNaught, à présent à l'antenne sur la chaîne qatarie, en direct de Tripoli, où une escalade est toujours possible. - Au même moment, le Wall Street Journal, cité par libyafeb17, annonce que l'Égypte, qui a pourtant déclaré qu'elle ne participerait pas à une opération militaire, est en train de fournir en armes légères (fusils d'assaut, munitions) les combattants de l'insurrection.
(derniers développements à la fin de l'article)
Flux d'actualité : [Al Jazeera] [France 24] [Le Monde] [Guardian] [Spiegel]
[00:00] Le Conseil de Sécurité des Nations Unies a voté voici 25 minutes à New York. Avec 10 voix pour et 5 abstentions (Chine, Russie, Allemagne, Inde, Brésil), la résolution n°1973 imposant une zone d'exclusion aérienne sur le territoire libyen et d'autres mesures nécessaires pour protéger la population civile, à l'exception d'une intervention terrestre, vient donc d'être adoptée. [PDF anglais] [version française]
Selon un certain nombre de déclarations, la zone de non-vol pourrait être en place dans quelques heures. On devine que les militaires sont en état d'alerte maximale. Il s'agit maintenant de s'accorder, de mettre au point les derniers ajustements qui ne seront certainement pas criés sur les toits.
On peut craindre que le colonel K. prenne en otage les journalistes "invités" à Tripoli. Mais aussi qu'il prenne des mesures de rétorsion extrêmes, dont lui seul a le secret. Il a menacé de transformer la Libye en nouveau Vietnam. La situation afghane n'est pas non plus pour rassurer sur l'issue de cette confrontation, qui peut sembler "jouée d'avance". Or, aucune guerre ne l'est. Et il s'agit bien d'une déclaration de guerre (certes implicite) que les Nations Unies viennent de lancer au colonel K.
Une autre possibilité, déjà évoquée il y a quelque temps, est l'élimination pure et simple du colonel K. par son entourage. A l'image de l'empereur Néron, démis par le Sénat romain et poussé au suicide. Ce fut alors une opération de "salut public". Aujourd'hui, il suffirait de mettre le colonel aux arrêts et d'attendre la suite. Un possible massacre serait évité, et l'honneur des militaires libyens sauf.
[00:45] Une conférence de presse tenue par le vice-ministre libyen des Affaires étrangères, Khalid Kaim, vient de s'achever : Après avoir pris connaissance de la résolution de l'ONU, le régime semble disposé à collaborer avec les instances internationales pour "venir en aide" à la population civile et se dit prêt à réagir "positivement" à la décision prise par le Conseil de Sécurité. Ce n'est pas vraiment le même son de cloche que tout à l'heure (voir, au bas de la page, l'intervention du colonel K.). - L'AFP résume d'autres propos du vice-ministre : la Libye est prête pour un cessez-le-feu contre l'insurrection, mais demande de discuter auparavant des détails de sa mise en œuvre. Il [le vice-ministre] juge que la résolution de l'ONU menace l'unité du pays et constitue un "appel aux Libyens à s'entretuer".
[01:10] En bras de chemise, la foule exaltée dans le dos, Tony Birtley d'Al Jazeera est à bout de souffle dans la liesse nocturne de Benghazi. Probablement est-il lui aussi content d'avoir échappé au coup de force annoncé, et désormais impossible. Personne ne le blâmera. Mais on peut s'inquiéter pour Anita McNaught, à présent à l'antenne sur la chaîne qatarie, en direct de Tripoli, où une escalade est toujours possible. - Au même moment, le Wall Street Journal, cité par libyafeb17, annonce que l'Égypte, qui a pourtant déclaré qu'elle ne participerait pas à une opération militaire, est en train de fournir en armes légères (fusils d'assaut, munitions) les combattants de l'insurrection.
"Visage du front libyen" (al jazeera)







