mercredi 15 janvier 2014

Social-démocratie (mon Dada)

C'est, à écouter le journal français, ce que les commentateurs allemands auront retenu de la conf. pressidentielle : salutations enthousiastes du ministre des aff. étranges, Frank-Walter Steinmeier (SPD), et même de collègues de la CDU. Je ne peux que m'écrier avec une cohorte d'anciens : Nul n'est prophète en son pays ! - Et j'entends déjà les mauvaises langues : Qu'il émigre donc !


Mais oui, avec l'Europe tout est possible, même une union entre (nouveaux) sociaux-démocrates français et les camarades de la GroKo (Grosse Koalition) ultra-rhinoise (pardon, les académistes : rhénane). C'est d'ailleurs ce qui aurait déjà dû se passer depuis une paye (de salarié)...


Je peux avoir de la sympathie, humainement, pour Mélenchon, mais à l'image des communistes allemands de 1932, il a tourné le dos à la politique parlementaire. Les grandes phrases, moi aussi je sais faire. Avec un bon maquillage et une réalisation convenable (un peu dadaiste), je saurais même les dire à la télé.


J'en ai beaucoup moins pour M. Le Pen. - En arrière-plan sonore, j'écoute À bout de souffle. Le jazz de Martial Solal. La voix du jeune Belmondo tout frais sorti des Arts dramatiques. Le scénar de Godard : lui aussi il sait faire des phrases. - Ah oui ! je voulais dire : Les Le Pen, trois générations de crypto-nationalistes...



Cette mishpucka n'aurait aucune chance en Spountzie, faut dire que là-bas, on a mille fois dépassé les quotas en la matière.


Et pis il y a eu les commentaires assassins des deux faux frangins de l'UMP, l'héritier bicéphale de Narkozy, l'homme qui endormait en éblouissant. Nul, le discours hollandais, aucune affinité élective ! - Pas près de la GroKo, les duettistes.



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Bon, je retourne à l'image : même si j'ai vu ce film cent fois, puisque ARTE a la bonne idée de le repasser, d'ailleurs - soyons saugrenus ! - l'alliance social-démocrate franco-allemande, idéalement, ce serait un peu comme ARTE  [special guest : Godard].


PS. - Quelle scène magistrale entre Bébel et Seberg qui, après l'avoir donné à la police, vient le lui avouer. Comme ils s'enferment dans leurs monologues (très blogobsphériquement !). Puis la scène finale : "Qu'est-ce que c'est, dégueulasse ?" (dit avec l'accent américain, face caméra, après le travelling sur la course du héros touché à mort).


spddada


Le rapport avec la choucroûte? - Je vous le saucissonnerai une autre fois, parole d'écrivisse!


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Commentaires


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Fabuleux ! Fabuleux ! TOUT vient de là..enfin, TOUT, après..Hollande n'est pas Social-Démocrate sinon
il ferait du Keynes..quoique..je me demande s'il ne tend pas un piège aux ultra-libéraux pour mieux
démontrer que, décidément, la lutte des classes n'est pas une idée périmée..et alors là !...


Écrit par hubert 41  | 16 janvier 2014 |
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Au niveau européen, ça ne peut passer que par la social-démocratie ou le libéralisme, le reste c'est de l'utopie, vu par mon vasistas...

Au niveau national, les choses peuvent évidemment paraître toutes différentes, mais il semble difficile à des dirigeants somme toute "régionaux" (ce n'est pas péjoratif) d'affronter, seuls, le raz-de-marée de la mondialisation ultra-libérale...

L'important pour moi (je radote) c'est la construction d'une Europe politique, et pour ça il faut en passer par des alliances : c'est d'ailleurs valable pour tous les courants politiques...

Déjà faire comprendre aux capitalistes, aux financiers, que la préservation d'un État social acquis de haute lutte (des classes) est dans leur propre intérêt, qu'il faut faire valoir une sorte d'éthique qui interdirait, entre autres, de spéculer sur les produits agricoles, de faire travailler des enfants dans les usines délocalisées, de détruire systématiquement la nature, faute de quoi on risque de se retrouver au ban de l'humanité : voilà une partie du boulot qui attend les politiciens de demain !

L'apaisement surtout ! Regardez l'unanimité qu'a fait Mandela : parce que le combat comprend également la pacification, sans ça vous pouvez défendre la plus noble cause qui soit, si votre but ultime n'est pas la paix, vous avez perdu d'avance...

Écrit par sk | 16 janvier 2014 |
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par Guillaume Duval Alternatives économiques , un germanophile

via face book

Minute de détente : pas besoin de se fatiguer : Buzzfeed food a déjà fait le boulot pour le regroupement des régions françaises...

buzzfeed.com/marietelling/44-classic-french-meals-you-need-to-try-before-you-die

et aussi

"0,4 % de croissance du PIB en Allemagne en 2013. C'est bien la peine de regarder tout le monde de haut et de donner des leçons à l'Europe entière... L'économie allemande a fini par subir les effets de la crise de la zone euro parce que les économies émergentes ont elles aussi fortement ralenti (et parce que l'euro est remonté par rapport au dollar). Mais la demande intérieure n'a pas réellement pris le relais : en 2013 les salariés allemands ont même perdu du pouvoir d'HA. Mais quelle conclusion vont en tirer l'opinion publique et les dirigeants allemands ? Malheureusement il y a tout lieu de redouter que ce soient les mauvaises : au lieu d'en déduire qu'il faut (enfin) vraiment relancer la machine en Europe, ils risquent d'en conclure qu'il est urgent que l'Allemagne elle-même se serre elle aussi davantage la ceinture, restreigne encore plus les hausses de salaires, renonce à accroître ses dépenses publiques... Bref accélère la course vers l'abîme de la déflation dans laquelle FH a déjà engagée la France elle aussi hier..."

Écrit par : kulturam | 16 janvier 2014

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Ben alors, kulturam, vous vous cachez derrière les liens et les citations ?

D'ailleurs, cette citation est pleine de spéculations. Et puis : "C'est bien la peine de regarder tout le monde de haut et de donner des leçons à l'Europe entière". - Il faudrait prendre la peine d'analyser le pragmatisme d'une telle phrase. Je ne sais pas de quand elle date. Entre-temps, il y a eu des élections et les choses bougent également du côté grec et portugais p.ex.

Quant au discours militant de l'extrême-gauche, d'une part je lui donnerais une toute autre dimension que cette litanie incessante des fonctionnaires petits-bourgeois et de l'autre, il refuse la démocratie parlementaire (faite d'alliances et de concessions), telle qu'elle existe sous nos latitudes. Et, quelque soit le discours droitiste à ce sujet, je reste convaincu que si les communistes allemands avant joué le jeu parlementaire, on aurait peut-être évité le pire en 1932/33...

Anyway, salutations bien cordiales, kulturam

PS. - Excellent voyage gastronomique... pour la viande en sauce et la bière, je conseille la Thuringe (visitez Weimar et mangez à Jena !)...

Écrit par : sk | 16 janvier 2014

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SK


On peut remonter plus loin que l'épisode du nazisme allemand , si les sociaux démocrates n'avaient pas élimine les spartakistes , la guerre de 14 /18 aurait peut être été évité..

Mélenchon anti parlementaire ? je me demande où vous êtes allez pécher ça , si il y a une chose qui le dérange c'est bien notre constitution qui ne fait pas la part belle à une juste représentation populaire justement en donnant des pouvoirs extrêmes à l'éxécutif

Écrit par : kulturam | 16 janvier 2014

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J'ai pas dit antiparlementaire ni antidémocratique, kulturam, j'ai dit sans concessions, sans sérieuse volonté d'alliance : c'est sûr que ça peut plaire, mais ça donne quoi... ?


Une révolution ? - Je ne sais pas si vous habitez dans un immeuble, kulturam, mais prenez tous les locataires, analysez les rapports que vous avez avec eux, dites-vous que c'est avec eux qu'il faut faire la révolution et que vous continuerez d'habiter dans le même immeuble ensuite...

C'était métaphorique, mais votre serviteur a perdu toutes ses illusions face à l'homo sapiens... désolé !

Écrit par : sk | 16 janvier 2014

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Hubert41 a-t-il appris Keynes dans un manuel pour fonctionnaire petit-bourgeois ?

Écrit par : j.michel | 16 janvier 2014

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Non c'est bon là, ce genre de taillage de costards si vous pouviez vous en passer, je vous en serais très reconnaissant. - Rien à voir avec Hub ni avec les fonctionnaires en général...

Vous qui connaissez un peu l'histoire récente : ce sont les fonctionnaires de l'Est qui ont donné le matos pour les discours dont je parle... fonctionnaire, à l'époque ça se disait Funktionär, et ça se terminait au trou, pour vous et moi (et pour Hub sans doute aussi)...

Humoriste ou polémiste, j.michel ?

Écrit par : sk | 16 janvier 2014

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Pour vous sk, je vais déroger à ma règle de faire court, mais en restant simple ou simpliste quand même

– Keynes : quand l’économie est en récession, l’Etat injecte des liquidités par le déficit, quand l’économie est en surchauffe, l’Etat reprend les liquidités injectées avec un excédent budgétaire.
Depuis les années 1970, les politiques économiques n’ont appliqué que la première proposition, d’où une dette qui a explosé.
Et donc l’Etat n’a plus les moyens de faire du Keynes.
Pour la petite histoire, je me souviens très bien d’une réunion dans les années 1990 où j’avais dit que Keynes n’était pas mort. Une risée générale que j’ai provoquée. Mais après le 11 septembre 2001, qu’à fait le gouvernement des Etats-Unis ? n’a-t-il pas injecté plein d’argent dans les compagnies aériennes ? ne peut-on pas dire que Keynes avait ressuscité à cette occasion, et aux Etats-Unis en plus ?

Mais la dette ne le permet plus.

– Hubert représente les fonctionnaires. Mais c’est une évidence quand il défend les privilèges de retraite des fonctionnaires. Je me souviens très bien d’un billet de son blog, que bien malheureusement je n’ai pas dans mes fiches car c’était un billet de vrai bravitude, dans lequel il défendait l’aristocratie des fonctionnaires dévoués au service public par rapport aux autres salariés trop mercantiles, un réel mépris de ces salariés incapables de passer les hauts concours de la fonction publique et motivés par leur seul égoïsme. Je regrette vraiment de ne pas l’avoir dans mes fiches nobstasiques, car c’est difficile à imaginer sans l’avoir lu.

Et une publicité pour mon blog, dans la colonne de droite, vous y verrez la problématique de la quadrature :
« Dans le monde les pauvres sont trop nombreux. Il faut que nous les aidions. Partageons.
Oui mais, nous résidents des pays dits riches, nous ne voulons pas réduire notre niveau de vie. Gardons nos privilèges.
Les politiques qui promettent de résoudre cette quadrature sont des menteurs, et ce sont les jeunes qui paieront leur démagogie. »

Écrit par : j.michel | 16 janvier 2014

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Figurez vous que moi aussi j'ai pas mal perdu mes illusions sur l'homo sapiens vu que c'est plutôt l'homo erectus qui a le vent (enfin) en poupe ! Mais j'aimerais juste ne pas désespérer Billancourt

Écrit par : kulturam | 16 janvier 2014

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Pas de problème, kulturam, et en attendant il faut continuer à vivre, puisque nous aussi faisons partie de cette espèce...


Votre remarque sur 14/18 est importante... on oublie aussi que pour une part les révolutionnaires allemands ont permis de mettre fin à cette tuerie absurde, que l'Allemagne avait ensuite un président SPD, Friedrich Ebert, qui n'a pas pu lutter contre le "diktat" (économique) de Versailles...

Une suite d'horreurs... et on continue de polémiquer, de rationaliser, d'agresser : alors que toutes les informations sont là, à la portée de tous... problème : personne ne s'amende, ne se déjuge jamais... alors je le répète haut et fort (allez vous coucher les enfants) : Non, le père Noel n'existe pas !

Écrit par : sk | 16 janvier 2014

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La quadrature, c’est mon dada


Les 30 glorieuses, c’est une France dirigée par des hommes forgés par la guerre, ce sont les plans quinquennaux, ce sont l’aéronautique, le nucléaire… nos fleurons industriels d’aujourd’hui (et un fiasco le plan calcul). Et en 70 une France sans dette.

A partir des années 70 le pouvoir passe entre les mains de fonctionnaires soixante-huitatards essentiellement énarques qui appliquent Keynes sous la forme de "donnons aux pauvres sans prendre aux riches". Et la dette se creuse d’années en années, et contrairement à un cliché bien ancré, la dette se creuse plus vite avec la droite qu’avec la gauche.

Et aujourd’hui nos enfants héritent de nos dettes, du financement de nos retraites et bientôt de nos dépendances (ça, ça va être très coûteux sinon goûteux), et d’une économie en ruine.

Voici un peu simplifié mon fil conducteur anti-gauche-piscine.

Écrit par : j.michel | 17 janvier 2014

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Merci pour ces explications, j.michel, j'espère que ceux qui se sentent concernés prendront le temps de vous répondre parce que là (le pourquoi du merci) on se situe sur le plan des idées et non plus des personnalisations : d'après ce que je peux comprendre, vous vous attaquez à des "figures" qui, pour vous, représentent la situation que vous critiquez, peut-être à raison. L'erreur est simplement, à mon sens, de faire correspondre ces figures à des personnes concrètes sur cette blogo. Comme vous l'avez peut-être remarqué, j'utilise quant à moi le moins possible de noms propres (j'évite le "name droping" à tous les niveaux, du moins quand c'est possible, parfois ça ne l'est pas).

Je ne suis pas économiste et je le regrette beaucoup, mais je crois à la nécessité de l'Etat social, qui réclame évidemment des fonctionnaires. Dans un article précédent, j'ai utilisé l'appellation de "fonctionnaires petits-bourgeois" dans le cadre bien précis des États fascistes et pseudo-communistes. - Concrètement, il paraît évident que les dettes actuelles des États sont dues en grande partie au volet social : étant donné la nécessité absolue de ce volet, je considère que ces dettes sont en grande partie imaginaires. Que les possédants (financiers, multinationales, speculateurs etc.) le veuillent ou pas : sans cet État social, eux non plus n'auraient plus rien, des hordes de pauvres gens, affamés et en colère, les assailleraient de toutes parts. Mais je vous l'ai dit : je ne suis pas économiste, seulement la mise à contribution - idéalement : au niveau mondial - des tenants du pouvoir économique, profiteurs et spéculateurs, me semble incontournable, impérieux pour financer l'État social. Et quand je parle de possédants, je ne pense pas à ceux qui ont bossé toute leur vie, fonctionnaires ou pas, pour se payer une baraque, laisser quatre sous à leurs enfants et ne pas finir leur vie en taquinant le seuil de pauvreté.

Mais je ne veux pas bétonner, car j'aimerais beaucoup que d'autres s'expriment sur le sujet : sans haine et sans crainte !

Écrit par : sk | 17 janvier 2014

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anecdote : j’ai dans ma famille une fonctionnaire représentante syndicale. Elle m’expliquait (en se marrant) sa difficulté de combiner ses fonctions de représentante, et organisatrice de meetings et manifestations en tout genre, et ses idées perso qui sont : gagnons moins pour gaspiller moins.


Écrit par : j.michel | 17 janvier 2014

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SK
En ce qui concerne la dette dont on nous culpabilise sans cesse , surtout les jeunes en leur disant qu'ils n'auront pas de retraite , qu'ils vont devoir payer pour leurs ainés et patati et patata.. comme si la dette était imputable à tous et non pas en grande partie à la spéculation financière , la dette flottante vendue mille fois et rachetée mille fois par les institutions financières qui ramassent du profit à chaque transaction , la dette c'est ce qui profite à une minorité (les institutions financières ) quand tout va bien et que les Etats remboursent (car ils remboursent surtout les intérêts ) mais quand ça ne va plus c'est mutualisé et tout le monde doit payer et rembourser comme en Grèce en acceptant des salaires et retraites diminués etc .. bref il n'y a plus qu'à crever pour renflouer messieurs les banquiers avec la bénédiction des instances européennes
D'ailleurs , c'est pour cette raison que Hollande , fidèle européen libéral est en train de "dégraisser le mamouth " , sa réforme des régions en marche n'en est qu'une infime partie , il y aura bientôt la sécurité sociale , il y a tous les services publics qui vont se déliter , les hôpitaux, les universités , la recherche tout ça va passer petit à petit au compresseur privé , tout sera payant puisque le secteur privé n'a que des actionnaires avides et vogue la galère pour les autres
heureusement un rayon de soleil illumine Paris

Écrit par : kulturam | 17 janvier 2014

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Vous avez sans aucun doute raison Kulturam, mais croyez-vous sincèrement que faire payer les riches suffira à
– maintenir le niveau de vie dans les pays riches
– améliorer le niveau de vie dans les pays pauvre
– le tout en n’abimant pas trop la planète ?

(Je mettrais bien un lien, mais sk va encore faire les gros yeux)

Car j’ai oublié au-dessus dans l’héritage que nous laissons à nos enfants l’état déplorable de la planète.

Écrit par : j.michel | 17 janvier 2014

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je n'ai pas parlé de faire payer les riches mais plutôt d'un meilleur contrôle , pour ce qui est des riches , c'est pas demain la veille qu'ils vont raquer , juste un exemple , sur les 534 élus au Congrès américain 268 gagnent plus d un million de dollars par an

Écrit par : kulturam | 17 janvier 2014

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"faire payer les riches", mais sait-on vraiment qui empoche les profits financiers? On connait quelques noms de propriétaires de grands groupes, de dirigeants à haute rémunération, mais il doit y avoir une strate de gens inconnus qui ne possèdent aucun bien de production, ne mettent jamais le pied dans une entreprise, mais juste achètent et vendent dans une salle de marché (ou d'autres le font pour eux). Ces mouvements financiers, des centaines voire milliers de fois plus élevées que les transactions de biens matériels, la plus value va bien quelque part, et la seule certitude, ce n'est pas notre épargne qui s'en trouve gonflée. J'ai lu que l'UE cherche à taxer un tout petit peu, ce qui rapporterait quand même des dizaines de milliards, mais les lobbies affairistes font obstruction (et leurs hommes lige politiques), en menaçant de délocaliser les mouvements financiers.


Écrit par : nolats | 20 janvier 2014

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« les lobbies affairistes » ? « strate de gens inconnus » ? obéissants aux protocoles des sages de Wall Street ?
« va bien quelque part » ? vers un petit pays du proche-orient peut-être ?

Oui SK, cette fois c’est plein de sous-entendus.

Pour redevenir sérieux et revenir à mon Dada la quadrature, exemple. Total fait d’énormes profits. Certains français disent que Total devrait payer plus d’impôts. Oui mais… où ? En France bien sûr nous disent-ils. Et pourquoi en France et pas dans les pays producteurs dont Total exploite à la fois les sols et les populations ? En faisant payer des impôts français pour les profits faits dans les pays sous-développés, n’est-ce pas du recel d’exploitation postcoloniale ???

Écrit par : j.michel | 24 janvier 2014

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sk, les insinuations malveillantes de l'intervenant ci-dessus concernant mon message précédent sont caractéristique de sa nocivité. J'ai clairement indiqué que ce sont les agioteurs financiers qui sont visés.

Écrit par : nolats | 24 janvier 2014

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Le plus grand « agioteur » que je connaisse s’appelle Madoff, et le second plus grand s’appelle Michael Milken. Par contre je ne sais pas dans quel pays sont partis leurs profits. Et si le centre des « agioteurs » n’est pas à Wall Street, puisque ce serait « insinuations malveillantes caractéristique de sa nocivité », où se trouve-t-il ?


Écrit par : j.michel | 24 janvier 2014

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Publicité pour la copie d’un blog censuré sous la pression de la gauche-piscine :
onvousditpastout.wordpress.com/tag/faire-payer-les-riches/


Ecrit par j.michel | 24 janvier 2014

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Je ne veux pas que ce blog soit instrumentalisé pour remettre cent fois le couvert sur des débats qui mélangent différends personnels et politiques. Merci de votre compréhension.

Ecrit par sk | 24 janvier 2014

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On parlait de la question de "faire payer les riches" en France, le nom des agioteurs nationaux ne figurent pas dans la presse, et l'opacité ne doit pas faciliter de localiser leurs gains (Suisse, Luxembourg, Bermudes ou autres).

Écrit par : nolats | 24 janvier 2014

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Amitié franco-allemande: on a eu les grands couples, de Gaulle Adenhauer, Giscard Schmidt, Mitterrand Kohl, Chirac Shroeder, indépendamment des partis.
Images chocs: De Gaulle parlant de l'acclamation de la foule, alors que peu de monde étaient là pour acclamer le chancelier allemand, mais le peuple s'est rallié à l'amitié. Discours en allemand du Général devant la jeunesse allemande. Mitterrand-Kohl la main dans la main à Douaumont, la larme de Kohl lors de la cérémonie d'obsèques de Mitterrand à Notre Dame de Paris (eh oui, laïcité mais Histoire), Shroeder rencontrant Chirac pour la première fois et disant à la sortie "mais, c'est un Social Démocrate". Shroeder se faisant représenter par Chirac à un sommet (j'ai regretté qu'il n'ait pas eu le temps de procéder réciproquement). Bon nos deux derniers présidents ont des rapports difficiles avec la petite dame (de fer comme Thatcher ou d'acier comme Bismarck, mais avec le charisme d'un porte manteau).


Écrit par : nolats | 24 janvier 2014

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C'est vrai, nolats, l'amitié franco-allemande... mais là les européennes arrivent, et il faudrait que les partis arrêtent un peu de faire de la cuisine nationale... d'autre part, je ne suis pas un grand fan de la "GroKo", mais à un moment les politiques doivent pouvoir travailler ensemble pour résoudre, au moins, les problèmes de base, pour moi : préserver l'État social et remettre en chantier le problème travail/emploi dans le sens d'une résolution qui permette à un maximum de gens de repartir dans la vie professionnelle (pas à n'importe quelles conditions, bien sûr). C'est surtout le travail dit "indépendant" qui ne doit pas être entravé par des complications administratives (parcours du combattant) et des taxations abusives. - Cette manière de s'invectiver sans cesse, qui semble être un sport national en France (et dans d'autres pays), n'aide pas vraiment à trouver des solutions ensemble. La droite française n'est d'ailleurs pas très claire sur ce qu'elle veut vraiment : préserver l'État social ou le démanteler ? - Il faudrait poser cette question aux leaders. En Allemagne, je l'ai dit plus haut, l'Etat social est inscrit dans la Constitution (GG art. 20/28). En Europe, il devrait l'être aussi : à mes yeux, ce combat politique vaut le coup, et ý confrontrer les partis devrait être à l'ordre du jour (au lieu de lancer des petites piques de cour d'école) !


All the best !

Écrit par : sk | 24 janvier 2014

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La grande coalition a été nécessaire pour des raisons d'arithmétique parlementaire, et par ailleurs le différentiel entre les deux grands partis est plus faible en Allemagne ou en Grande Bretagne qu'en France (quoique cela fluctue, Chirac et Hollande sont de partis adverses mais pas très éloignés sur certains sujets).
Le social en Allemagne, oui mais... on a récemment découvert chez nous qu'il n'existait pas de salaire minimum équivalent au SMIC (il est question de l'instaurer) et que des travailleurs venus d'ailleurs travaillaient dans l'agriculture pour quelque centaines d'euros par mois. Ce n'est pas l'image que l'on avait du "modèle Rhénan", qui semble limité aux grands secteurs industriels.

Écrit par : nolats | 24 janvier 2014

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Je n'ai pas compris de quoi vous parlez : qu'il n'y a pas pour l'instant de règlementation sur les salaires en Allemagne, alors qu'en France tout le monde est payé au minimum au SMIC, ou qu'il existe également des failles en France (notamment avec le travail au noir dans le monde agricole)?

Je suppose que vous savez (et c'est ça l'Etat social) que le JobCenter complète vos revenus pour que vous puissiez payer le loyer et subvenir à vos besoins (et ceux des vôtres) si vous ne touchez pas assez. C'est d'ailleurs assez scandaleux que le secteur privé se défausse ainsi sur l'État. Mais celui-ci joue son rôle inscrit dans la Constitution. Vous savez, nolats, je ne suis pas un défenseur systématique de l'Allemagne, loin de là, j'essaye simplement de casser quelques clichés, comme je le fais d'ailleurs aussi quand on me sort des contre-vérités sur la France, faudrait peut-être que j'ouvre un bureau dans une péniche extra-territoriale sur le Rhin !

Écrit par : sk | 24 janvier 2014

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je me suis mal exprimé: on a découvert ici que -contrairement à ce que l'on croyait- il n'existe pas jusqu'ici en Allemagne d'équivalent du SMIC (j'ai cité l'exemple des travailleurs de l'Est officiellement employés dans l'agriculture allemande). C'est vrai qu'en France il y a peut-être davantage de travail au noir. Je suppose que le complément versé par l'état que vous mentionnez correspond à peu près à notre RSA-d'activité et allocations logement?
On parle beaucoup du paradoxe de la bonne santé économique et du relativement faible taux de chômage en Allemagne, avec une augmentation concomitante du taux de pauvreté.

Écrit par : nolats | 25 janvier 2014

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Voici quelques chiffres pêchés sur des sites officiels :


RFA ~ 80,2 Mio d'habitants contre ~ 65,8 Mio en France. Chômage : ~ 3,3 Mio (Nov 2013) en France contre ~ 2,9 Mio en RFA (déc 2013).

~ 7,25 Mio de personnes sont dépendantes des aides de l'État en Allemagne (Hartz IV, demandeurs d'asyle, minimum vieillesse, chiffres pour fin 2012)

~ 2,18 Mio de foyers perçoivent le RSA en France (mars 2013).

Il faut savoir que chaque personne touche un RSA (Hartz) en Allemagne, y compris les enfants (!), alors qu'en France le calcul se fait par foyer. Je dirais qu'avec la différence du nombre d'habitants, on peut considérer que le pourcentage des bénéficiaires des minimas sociaux est sensiblement le même dans les deux pays. Mais si vous avez des tableaux comparatifs précis et actuels en réserve, cela m'intéresserait d'en prendre connaissance, n'ayant jamais vraiment approfondi ce sujet pourtant important. - Je dirais aussi qu'avec un RSA (Hartz) de base (et non en complément à une activité salariée), vous êtes forcément pauvre ("sur le seuil de pauvreté"), vous habitez dans un logement inapproprié, vous faites vos courses chez le discounter et vous vous habillez à la Croix Rouge etc.

Un taux plus bas de chômage via une législation sur le travail plus "souple" (favorable au patronat) a un avantage pour le salarié : il peut remettre plus facilement le pied à l'étrier, repartir dans la vie active, ce qui actualise son cv et sa "conscience professionnelle", pour ensuite trouver un boulot mieux payé et plus en phase avec ses aspirations, alors que si vous n'avez aucune chance de trouver du boulot, vous finissez par vous installer dans l'assistanat, vous déprimez etc.

Je dis ça sans adhérer d'aucune manière à la façon dont les choses se passent sur le marché du travail, à la façon dont le patronat se défausse sans arrêt sur l'État en refusant de mettre une partie de ses bénéfices au service du volet social dont il profite pourtant outrancièrement. Je dis ça parce qu'en attendant un changement dans les pratiques et les mentalités il faut vivre (survivre). Les grandes phrases pseudo-révolutionnaires n'ont jamais rempli aucun ventre alors qu'elles ont souvent été prononcées le ventre plein !

PS. - Les syndicats allemands sont assez puissants et les salaires, négociés par branches, sont plutôt acceptables pour la plupart des corps de métiers. Ceux qui sont touchés par les bas salaires (parfois scandaleux), ce sont les travailleurs sans qualification et de ce fait non syndiqués (puisque les syndicats s'organisent par corps de métiers). Sur insistance du SPD, ils vont bénéficier d'un SMIC horaire à 8€50 (brut) qui, semble-t-il, prendra effet au 1er janvier 2015 (contre 9€53 brut en France au 1er janvier 2014)...

Écrit par : sk | 25 janvier 2014

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Merci de ces informations, sk. Il y a aussi le cas du "temps partiel", je ne sais pas ce qu'il en est en Allemagne, mais je sais qu'au Pays Bas il est beaucoup plus répandu qu'en France, induisant un moindre taux de chômage total (3/4 des travailleuses seraient en temps partiel aux Pays Bas, et 1/4 des travailleurs).

Écrit par : nolats | 26 janvier 2014

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Oui, et les fameux 400/450€-Jobs p.ex.: mais dans ce cas, comme pour le temps partiel, vous avez bien sûr un complément JobCenter en Allemagne. C'est (je radote) ce qui s'appelle se défausser sur l'État sans que jamais le secteur privé ne prenne la décision de consacrer une partie des bénéfices au volet social ... Et c'est justement cette problématique qui me porte à penser que les dettes des États sont en partie imaginaires : dues par le secteur privé, qui devrait reverser une partie de ses bénéfices dans le but (impératif) de maintenir l'État social, sans lequel un grand nombre de travailleurs contribuant à ces profits parfois énormes ne pourraient pas survivre. J'en conclus que la "crise" - déjà quarantenaire ! - est également en partie artificielle et savamment entretenue !

Voilà pourquoi les États pourraient sans aucun risque imposer l'annulation collective de leurs dettes. Vu leur comportement totalement irresponsable ces dernières décennies, les tenants du pouvoir économique et financier mondial ne pourraient pas y opposer grand chose, ayant plusieurs fois propulsé le monde au bord de l'abîme...

Écrit par : sk | 26 janvier 2014

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Sacré Jean -Luc .Mélanchon chez Ruquier

1 parce que « on s' entourbe »
2 « Chicaia » un mot bien de chez nous , ça fait plaisir
3 La non fiction du « Clemenceau erre sur les mers »
4 La droite bien ciblée sur le nez de manuel Valls
5 the best : l' histoire d'un couple d' esquimaux visités par un marchand de réfrigérateurs ...

Écrit par : Luce Caggini | 02 février 2014

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Ah ça c'est marrant : je suis passé chez vous tout à l'heure et j'ai voulu vous laisser un commentaire sur les esquimaux visités par un marchand de réfrigérateurs. Je l'ai vue également, la prestation - plutôt bonne c'est vrai ! - de JLM où il a utilisé cette vanne pour montrer l'absurdité d'une "économie de l'offre". Et moi devant mon écran : "Ah non M'sieu, pas vrai, ça !" Car la "nouvelle économie" ne cesse de nous proposer des jeux, produits "culturels", "forfaits", et tous ces gadgets qui vont avec, smartphones, tablettes, Google Glasses, GPS etc. etc. dont on n'a aucun véritable besoin : or, on se laisse "séduire" par toutes ces offres...

Bien à vous, Luce.

Écrit par : sk | 02 février 2014

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