Je n'ai pas vu la cérémonie d'ouverture de la Coupe du Monde de Football 2018...
...ni ce doigt d'honneur que Robbie Williams, venu pousser la chansonnette ce 14 juin au stade Loujniki de Moscou, adresse à la caméra et donc aux centaines de millions de fans devant leurs écrans (un milliard de téléspectateurs estimés pour la finale du Mondial 2014). - Message incertain, du style "quand je montre ma gueule, les imbéciles regardent le doigt".
Mais j'ai suivi le match d'ouverture Russie - Arabie Saoudite (5:0) et ce geste apparemment désolé que Vladimir Poutine adresse - à deux reprises : après le premier et le deuxième but russe - au Prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane...
... et je ne peux m'empêcher d'imaginer cette réponse du tac au tac, tout aussi "bon prince" :
- Pas de problème, mon frère, nous on est là pour encaisser !
- Pas de problème, mon frère, nous on est là pour encaisser !
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Le spectacle mondial de l'affrontement fraternel des nations sportives est donc reparti, alors que les batailles - militaires, économiques, politiques - incendient la planète : un mois de divertissement, de détournement, de communication à propos du "plus bel inessentiel du monde" (qui traduit la définition allemande du foot : die schönste Nebensache der Welt) - éphémère donc... pour oublier l'essentiel...

