A ce stade de l'histoire (6 octobre 2013), la France entière s'émeut, alertée par les fils d'actualité, les articles de presse, les réseaux sociaux et tout le tuttim. - Réagissant à l'avalanche de papiers froissés dans un pin-pon généralisé, je me sens moi-même interpelé [ici]. - Mais que s'est-il donc passé ? Sur 20.728 personnes appelées à voter, 13.815 se sont abstenues, ce qui montre déjà l'intérêt colossal suscité par cette élection au pays de l'olive et du grillon. Et sur les suffrages exprimés - 6913 ! - le Mr Nobody qui une semaine plus tard sourira jusqu'au front devant toutes les caméras de France et de Navarre en recueille... 2718 ! - Bien sûr, s'empresse-t-on de comptabiliser, il faut y ajouter ceux qui se portent sur le "dissident" FN (qui n'a simplement pas voulu céder sa place à l'autre), soit 612 voix, ce qui donne le score formidable de 3330 voix, un peu moins de la moitié des suffrages exprimés, mais seulement 16% des inscrits. Les statisticiens, fétichistes des chiffres, vont dire qu'il ne faut pas calculer comme ça. Moi, je leur réponds que si j'étais frontiste, je serais allé voter, maniaque ! - Fin du premier acte.